Vous êtes ici : Amfreville.net» La vie communale» Un peu d’histoire » J.-F. de VENOIX

J.-F. de VENOIX

AMFREVILLE – Jean François de Venoix Comte d’AMFREVILLE

————————————————————————————————————————-

Des Amfrévillais importants mériteraient une notice, au moins quelques mots, mais la démarche est délicate lorsque le recul est insuffisant comme c’est encore le cas. Une biographie sera néanmoins donnée : en effet, elle offre un exemple caractéristique et elle présente un rare cas de transition quasi réussie dans la période avant et après la Révolution ; elle est directement tirée de « BREVILLE » par Albert LE LORIER (1898):

« Messire Jean-François de Venoix, Comte d’AMFREVILLE, Capitaine d’Infanterie

Jean-François de Venoix, chevalier, puis comte d’Amfréville, naquit au manoir de Bréville le 6 janvier 1752, du mariage de messire Jean de Venoix, chevalier, seigneur d’Amfréville, Bréville et autres lieux, et de noble dame Marie-Anne-Félicité Le Normand de Victot.

Il eu pour parrain messire Gabriel de Jors, chevalier, baron de Tréboeuf et autres lieux, et pour marraine, noble dame Marie-Anne-Nicolas de Victot.

Comme la plupart des fils des familles nobles de l’époque, il entra au service n’étant presque encore qu’un enfant ; il n’avait que quinze ans et demi, lorsqu’il fut nommé, le 1er août 1767, second sous-lieutenant sans appointements, à la suite du régiment du Roi-infanterie, ou son frère, son aîné de deux ans, servait déjà comme officier, aussi depuis deux années.

Promu lieutenant en second sans appointements le 24 juin 1770, il fut nommé sous-lieutenant titulaire (avec traitement) le 28 août 1773. Il obtint le grade de lieutenant en second le 7 juin 1776, dans le même régiment, pour être moins de deux ans après, le 28 février 1778, promu capitaine au régiment d’Enghien-infanterie. La Révolution le trouva encore dans ce grade, dont se contentaient d’ailleurs généralement les officiers appartenant à la bonne noblesse de province. Il fut licencié lors de la réorganisation de l’armée, le 1er janvier 1791.

Dans le partage de la succession de son père, vers 1777, il reçut pour apanage le manoir et une partie du domaine d’Amfréville, avec le titre de patron honoraire de la paroisse, dont le patronage effectif restait à son frère aîné ; il avait épousé dans le même temps Haute et Puissance Dame Marie-Thérèse-Léopoldine de Giovanni de Verclos, dont la mère était une princesse allemande de la maison de Loevinstein-Wertheim.

Le comte d’Amfréville passait dans la terre de ce nom le temps que lui faisaient les loisirs de son état militaire, et c’est là que lui naquirent quatre de ses enfants. Il s’y fixa définitivement après la Révolution. Il n’avait pas pris part à l’émigration. Nous le trouvons en effet, l’an II (1794), résidant chez sa mère, à Bréville, où de floréal à thermidor, il fait constater régulièrement sa présence par la municipalité. En frimaire an III (1795), il s’y fait délivrer un certificat de résidence.

M. de Venoix fut nommé maire d’Amfréville, par arrêté préfectoral du 22 décembre 1826, ayant alors prés de 75 ans ; mais il ne conserva ces fonctions qu’environ trois mois ; il donna sa démission en raison de son grand âge, et fut remplacé le 6 avril 1827. Il vécut cependant encore plus de dix ans, et ne mourut que le 23 décembre 1837, étant sur le point d’entrer dans sa 86ème année.

Jean-François de Venoix était Chevalier de l’Ordre Royal et Militaire de Saint Louis. Cette décoration ne figure pas dans ses états de services, soit qu’il ne l’eût reçue qu’au moment de la radiation des cadres, soit qu’elle ne lui eût été conférée qu’au retour des Bourbons, par le gouvernement de la Restauration. »

Extrait d’Amfreville 2000 -Histoire locale

————————————————————————————————————————-