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Au XX° siècle

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D’une guerre à l’autre.

La guerre de 1914-1918 épargnait d’une certaine façon la Normandie à la différence de ce qui se passera pendant la Seconde guerre mondiale, les opérations militaires se sont déroulées, pendant la Grande guerre, entièrement hors de notre province. Malgré cela, Amfreville devra fournir aux régiments d’infanterie des soldats qui seront engagés sur tous les fronts où plusieurs d’entre eux trouveront la mort. Après le Première Guerre mondiale, alors que Bernard Martine est Maire, la commune décidait, en 1920, d’ériger un monument aux 14 enfants d’Amfreville morts pour la France. Le choix du lieu se porta alors dans le cimetière, pourtant un peu excentré du centre bourg.

Après vingt années de répit, c’est à nouveau la guerre, l’occupation et la participation de notre commune à la grande opération du débarquement, en juin 1944. Malgré la guerre et les combats, le village ne subissait que des dégâts modestes en comparaison de Bréville les Monts. A la reconstruction, Amfreville s’engageait, au début des années 1960, dans une politique d’urbanisation de plusieurs lotissements.

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6 Juin 1944, Amfreville est libérée.

Cdt Philippe Kieffer

Amfreville avec sa butte du Plain se trouvait placé dans le secteur d’assaut britannique et faisait partie, le 6 juin 1944, des objectifs prioritaires du Commandement allié. Le nom de notre village reste attaché à la 6ème division aéroportée britannique, celle qui, au cours d’une opération d’une précision inouïe a capturé, sous les ordres du Major Howard, le pont de Bénouville (baptisé depuis Pégasus Bridge).

Le largage dans la plaine d’Amfreville et de Ranville des parachutistes (« les Bérets Rouges ») fut suivi du débarquement par mer, quelques heures plus tard, de commandos britanniques des 3, 4, 6 et 45èmes Royal Marine qui à 20h00 entrèrent dans le village pour le libérer.

A noter que le n°4 commando franco-britannique était constitué notamment de 177 français que dirigeait Philippe Kieffer accompagné de son aumônier, l’abbé de Naurois.

Ensemble bérets rouges et bérets verts se tenaient prêts à faire face aux contre-attaques, aux bombardements et aux coups de main de l’ennemi retranché dans les bois de Bavent. Le front allait ainsi se maintenir, à l’extrémité orientale du secteur d’assaut, pendant plus de deux mois.

Le 14 juillet 1944, soit à J+39, après la visite du Général Montgomery à l’Ecarde, avait lieu une émouvante cérémonie patriotique franco-anglaise sur le Plain ou fut inauguré le premier monument commémoratif en hommage aux troupes libératrices.

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Amfreville dans les années soixante.

En 1946, alors qu’Aldéric Picard a remplacé Gaston Fabre à la mairie et que Georges Gauvin, instituteur, a remplacé Monsieur Bénichon, un fidèle serviteur de la commune, Amfreville comptait 386 habitants.

A partir des années soixante et afin d’enrayer la baisse de sa population, la commune décidait de construire un premier lotissement communal qui sera suivi de deux autres et de lotissements privés dans les années soixante dix ; lotissements Saint Mathieu, du Lac, des Pins, de la rue Patra, de l’impasse de la Coquette et du jardin Baude. En 1980, Amfreville frôle les 800 habitants.

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Les années quatre vingt dix.

En 1989, après plus de quarante ans de règne, Aldéric Picard devait céder la place à Xavier Madelaine. Une équipe municipale nouvelle prenait le relais, plus jeune et représentative des nouvelles couches appartenant pour l’essentiel aux classes moyennes composant la majorité de la population du village. La priorité était donnée à la réalisation d’un programme d’équipements collectifs (scolaires, culturels et sportifs), d’équipements commerciaux et de services (poste, dentiste, orthophoniste,…). A cela s’ajoutait la construction de logements locatifs permettant aux jeunes de s’installer dans leur village natal.

En parcourant ainsi à grandes enjambées l’histoire récente de notre village, deux grandes périodes s’imposent : le milieu du XIXème siècle, lorsque la commune se dote d’une nouvelle église, d’un presbytère, d’une mairie et d’une école et la fin du XXème siècle, lorsque la municipalité réussit à reconstituer « un cœur de bourg ».